Claire présente la maison d’édition L’Atelier des Noyers

L’Atelier des Noyers est né en 2008, d’abord pour proposer des prestations de services pour le livre et acteurs culturels. J’ai créé cette structure pour pouvoir travailler de manière indépendante et valoriser ce qui me tient à cœur, et nouer des relations qui mettent le livre sur le devant de la scène. L’Atelier des Noyers a ainsi parcouru les routes de Bourgogne pour mettre en avant les beaux livres de la Renarde Rouge, pour organiser des expositions autour des livres de la Goulotte, entre autres. Et puis, assez naturellement, l’évidence a surgi de publier des personnes dont j’aime le travail graphique ou d’écriture.

Depuis la rentrée 2016 donc, l’Atelier des Noyers propose à des créateurs (auteurs et illustrateurs) de relever le défi de jouer ensemble la partition de l’émotion de la première rencontre : autour d’un texte ou d’un univers graphique.

La collection a démarré avec trois univers : Carnets de philosophie, Carnets de VieCarnets de Couleurs, complétés ensuite par d’autres axes. À ce jour, nous avons publié les titres suivants (par ordre chronologique).

Novembre Olivier Delbard et Anouk Van Renterghem
Grandir Aurélie Armellini et Laura Dominguez
Carnet de bleus Claire Delbard et Alexia Atmouni
Marianne Virginie Brinker et David Roche
Au gré du gris des jours Colette Andriot et Anouk Van Renterghem
La vie en vert Anne Le Maître et Micha Tauber
Nostalgie Olivier Delbard et Dan Steffan
Le temps du rêve Olivier Delbard et Adeline Ruel
Draps d’étreintes Philippe Brun et Anne Procoudine-Gorsky
À voix nue Geneviève Peigné et Petra Bertam-Farille
Éclat(s) Nathalie Guéraud et Dan Steffan
Âme papier Allan Ryan et Matthieu Louvrier
L’Atelier des Z’animots Claire Delbard et Adeline Ruel
Noirs Denise Desautels et Erika Polynovité
Carnet Ocre Louise Dupré et Anouk Van Renterghem
Un même toit Laurence Leyrolles et Raphaël Pallix
Tu seras toujours plus… Pierre Soletti et Alexia Atmouni
Blanc comme la neige Anne Le Maître et Hervé Espinosa
Îles de la Gargaude Philippe Mathy et Anne Le Maître
Automnes Jean Libis et Michel Dufour
Sur la route de Olivier Delbard et Christine Brioul
Un cri Christine Billard Elvire Ienciu
Jumeaux mais pas trop de Allan Ryan et Matthieu Louvrier
Petite fille à l’infini Clotilde Aubelle et Isabelle Jobard
L’Atelier des Z’expressions Claire Delbard et Adeline Ruel
A la recherche du mot perdu de Colette Andriot et Matthieu Louvrier
De rouge et d’encre de Joëlle Brière et Véronique Massenot
La bataille des coquelicots Claire Delbard Anne Le Maître
Des fleurs sous les pieds Julie Rey Anne Gautherot
Le petit plus de Mateja Petit Noémie Petit
Les oublis du vent Didier Meny Dan Steffan
Carnet de Maroc Claudine et HenriVincenot
S’émouvoir Aurélie Armellini Bérengère Mariller-Gobber
Il était une fois Maryline Gérard et Adeline Ruel
Journal d’une pierre Anne Le Maître
Les petits ciseaux font les grandes civières Geneviève Peigné et Claude Stassart-Springer
Blanc comme la neige (petit format) Anne Le Maître, Hervé Espinosa
Gris de Payne Allan Ryan
La maison des Oubliés Philippe Brun
Cœur d’orange Diane Régimbald, Christine Brioul
Vous pouvez lui parler Marcelline Roux, Alice Alice
Roses Louise Dupré, Anouk van Renterghem
L’heure violette Denise Desautels, Erika Povilonyté
Horizons haïkus Jacqueline Puyalet, Anne Raynal
Sur la route Olivier Delbard, Christine Brioul (petit format)
Pour la lumière dans l’espace Eva-Maria Berg (carnet A6, et A5)
Le Dernier Voyage du Grand Elfe Olivier Delbard, Adeline Ruel
Chaque aurore te sera première Colette Nys-Mazure, Anne Le Maître
Les Z’humeurs de Georgette, de Claire Delbard et Adeline Ruel
Voyage de Petit bleu, d’Odile Cinquin et Matthieu Louvrier

Les livres sont disponibles dans toutes les librairies qui nous font confiance et sur notre site, que vous retrouverez à l’adresse suivante : www.atelierdesnoyers.fr.

Parce que nous sommes conjointement persuadés, entre acteurs de la chaîne du livre (et nous n’oublions pas ici les médiateurs), que le livre, et la création dans son ensemble, sont un moyen de lutter contre l’uniformité, contre l’absurdité.

Proposer le Beau, éduquer l’œil, écouter la musique de la langue, ouvrir l’esprit est ce qui nous permet d’être humains sur la terre et de résister à la Barbarie.

L’Atelier des Noyers/Claire Delbard, 7 rue des Noyers, 21160 Perrigny-lès-Dijon.
Pour nous joindre par mail : atelierdesnoyers@orange.fr
Site internet : www.atelierdesnoyers.fr
Facebook : www.facebook.com/atelierdesnoyers

Alice ALICE

Alice ALICE publie pour la première fois à l’Atelier des Noyers, elle nous invité à nous projeter de chaque côté du miroir, dans un même élan.

Un entre-deux dans lequel se mêlent et se fondent présence et absence, éléments tangibles d’un décor essentiel et lueurs d’une autre temporalité. Quelques instantanés de l’expérience sensible la plus intime ; le travail photographique au service de l’écoute poétique du monde. Au sens fort.

Alice Alice nous offre avec Vous pouvez lui parler le plaisir d’une première collaboration avec Marcelline Roux.

Plus d’infos sur son site : alicexdeux.jimdo.com.

Colette ANDRIOT

Colette ANDRIOT est née en 1941 à Paris, elle a grandi entre cette ville et le Bugey, et vit en Bourgogne depuis de nombreuses années. D’abord institutrice, elle a participé à la préfiguration de la Maison de la culture de Chalon-sur Saône avec Francis Jeanson. Elle fait partie de l’équipe de la Maison de la culture jusqu’en 1978, puis a ensuite été bibliothécaire.

Membre du collectif Impulsions, devenu Nouvelle Impulsion.

Elle a publié dans de nombreuses revues de poésie et chez plusieurs éditeurs. Elle nous offre avec Au gré du gris des jours une subtile réflexion sur le temps qui passe et sur l’engagement aussi.

Elle nous revient avec À la recherche du mot perdu, magnifiquement mis en images par Matthieu Louvrier, un beau voyage sur le chemin de la vie.

Aurélie ARMELLINI

Aurélie ARMELLINI est médiatrice culturelle. Sa réflexion croise théâtre, enfance et philosophie. Elle a fondé avec deux amies l’association Les araignées philosophes dont l’objet est de proposer des dispositifs de médiation de l’œuvre d’art, principalement à destination des enfants et adolescents. Aurélie est convaincue que la philosophie est une façon merveilleuse de rencontrer et tracer de nouveaux chemins de pensées, pour observer et expérimenter des manières d’être et de vivre, pour imaginer des façons d’habiter ensemble le monde et inventer sans limite de nouvelles formes de vie.

Alexia ATMOUNI présente son travail pour Carnet de Bleus

Lorsque Claire Delbard m'a proposé de travailler à partir de textes s'articulant autour de la couleur bleu, j'ai eu un bref instant de panique.
Le bleu, ce n'est pas une couleur anodine, elle est chargée d'histoire et de symboles, Michel Pastoureau l'explique très bien. J'ai eu peur des clichés.
C'est aussi une couleur qui rassemble, appréciée par le plus grand nombre... mais pas spécialement par moi, qui suis en général plutôt obsédée par le jaune.

Puis, très vite, j'ai commencé à entrevoir de grandes étendues de bleu, des jeux de transparences, de superpositions, de la fluidité...à partir de là, impossible de faire marche arrière...

Au fil de mes recherches graphiques, il en est ressorti que j'allais manipuler le bleu suivant ces trois axes :

  • À la manière d'un voile, plus ou moins opaque, recouvrant partiellement certaines zones. Une sorte de brouillard qui révèle ou cache.
  • Comme un liquide qui va donner son éclat à un dessin tracé à coup de scalpels dans le papier, et qui s'étend par capillarité et s'attarde dans les rainures, les plis, un peu semblable à un réseau sanguin.
  • Et enfin comme connecteur. Le bleu qui relie et tisse des liens, ici par le biais de fils de coton cousus et mêlés.

Par souci d'unité, la plupart des illustrations ont pour base un dessin ou un aplat noir, réalisé à la peinture acrylique qui se trouve dans un second temps animé ou adouci avec les touches de bleu apportées par l'aquarelle ou la couture.

Alexia est ancrée à La Rochelle depuis toujours mais a dû mettre un temps les voiles pour consolider sa pratique aux Écoles Supérieures d’Art de Tours et de Dijon. Elle aime les petites choses très précises et les grands espaces flous. Elle aime les dessins en cours de fabrication et ceux qui s’effacent ; quand ses dessins ou collages s’expriment d’eux-mêmes, indépendamment de sa volonté. Elle parle peu mais sa couleur favorite est la plus criarde de toutes : le jaune.
Vous pouvez la retrouver dans son atelier, quelque part dans une petite rue non loin du port...
"Le jaune a toujours été l’une de mes couleurs favorites, et mon regard est automatiquement capté par elle quand je la croise. c’est une véritable obsession (avec la création de listes et ma collection de matriochkas !) Ici le jaune apparaît sous de multiples visages, comme un souvenir, une évocation, une idée fugace, une collision absurde, des étincelles rieuses, des éclairs de malice.
Une tonalité perçante, qui même à petite dose se suffit à elle-même. Elle clignote dans la grisaille et fait voir les choses sous une nouvelle lumière. C’est à mes yeux une couleur impertinente, qui se soucie peu de l’opinon générale, indomptable, qui ne se laisse pas bâilloner. Une couleur qui se moque, qui souligne et qui pointe.
Qui ne s’embarrasse pas de lyrisme. Une couleur que l’on ne trouve pas forcément là où on l’attend.
"

Clotilde AUBELLE

Clotilde AUBELLE est auteur et plasticienne. Elle raconte ici, à travers des mots enfantins, ses souvenirs de petite fille, rêveuse et bouleversée par la vie qui bouillonne et l’entoure. Ce livre est un regard d’enfant sur des petits instants de vie, des petites et grandes émotions, des questions, des peurs...

Il y a la mort, la nuit, de la colère, du vent, des coquelicots ... et un peu de Prévert.

Depuis 1999, Clotilde Aubelle anime différents ateliers d’arts plastiques pour enfants et adultes. Et depuis 2008, elle est l’artiste associée de l’association ar(t)rangements petits et grands. Elle continue de créer, de coller, de raconter, d’écrire et de partager.

Page facebook : Artrangements Petits et Grands.

Eva-Maria BERG

Eva-Maria BERG est née à Düsseldorf en Allemagne. Elle a fait des études de littérature allemande et française à l’Université de Fribourg en Brisgau. Elle vit avec sa famille à Waldkirch ; elle séjourne régulièrement en France.

Son travail poétique tisse un questionnement philosophique et métaphysique subtil sur les antagonismes de la vie, sur les plis majeurs et aléatoires d’un tissu froissé, celui de la vie meurtrie, et sur l’absence qui surgit d’un rayon, au bord d’une fenêtre.

Le texte Pour la lumière dans l’espace a vu le jour dans une lumineuse envie, lors d’une rencontre au Marché de la Poésie à Paris, Eva-Maria a ensuite proposé son texte qu’Olivier a traduit en poésie, mis en mots en concertation avec Eva-Maria à Colmar… avant que Matthieu Louvrier ne s’approprie cet univers et nous offre sa composition.

Pour en savoir plus sur le travail d’Eva-Maria : http://www.eva-maria-berg.de.

Petra BERTRAM-FARILLE

Petra Bertram-Farille est peintre et graveur. Elle est née en 1957 près d’Aix-la-Chapelle en Allemagne et vit en France dans le Bugey, au calme. Son bel atelier du Valromey se trouve en face du Grand Colombier.

Son travail graphique porte la densité de la vie, dans sa force et sa fragilité aussi. Pour À voix nue, Petra a choisi la puissance du noir pour nous ouvrir une fenêtre de son univers.

Petra fait partie de l’association lyonnaise de graveurs L’EMPREINTE et expose dans de nombreux lieux, en individuel ou en collectif.

Site internet : petra-bertramfarille.odexpo.com

Christine BILLARD

Christine BILLARD a passé une grande partie de son enfance en Gironde et dans le Périgord avant d’être adoptée par la Haute-Loire, pays du Velay qu’elle revendique comme sa terre. Elle a animé la revue de poésie Nadir de 1978 à 1983. Elle est bibliothécaire dans l’Yonne depuis 1981, organise des animations culturelles et pratique la lecture à voix haute pour promouvoir la poésie et la littérature contemporaines.

Mateja BIZJAK PETIT

Mateja Bizjak Petit ne cherche pas à raconter de grandes histoires. Elle observe, elle discerne, elle éprouve et aime partager. Les Petits plus qu’elle nous dévoile dans ce présent recueil sont des moments de plénitude associés à une intense sensibilité. Peu importe la couleur du sentiment, quand l’esprit fait un arrêt sur l’image, la vie reprend tout son sens.

Joëlle BRIÈRE

Joëlle BRIÈRE écrit, dessine, médite et… depuis 25 ans édite cachée derrière sa Renarde Rouge, dans l’Yonne : île bretonne aux beaux repaires et repères. Ce carnet d’amitié (Véronique est une amie de 20 ans, rencontrée à la halle aux poissons, lors de la première Fête du livre d’Autun) est la preuve que les écailles du temps portent belles couleurs et solides sentiments.

Virginie BRINKER

Virginie Brinker, pour moi, c'est l'histoire d'une rencontre, celle de la rencontre avec son prochain.

Dans le kaléidoscope des multiples facettes de sa vie, Virginie enseigne à l'Université de Bourgogne où nos chemins se sont croisés : elle est spécialiste de littératures francophones.

Mais la rencontre pourrait avoir eu lieu au théâtre, dans une librairie, à la bibliothèque, chez des amis ou n'importe où, car je crois que surtout et avant tout, Virginie est citoyenne du monde. Celui qui est à construire chaque jour, pour que le jour se lève, plus humain.

Christine BRIOUL

Christine BRIOUL est une plasticienne audomaroise. C'est une région naturelle qu'elle observe depuis des années à travers le prisme de la céramique, la photographie ou le dessin. Les médiums se mélangent parfois, le bois récupéré ici et là laisse naître la sculpture à venir, les pigments de couleurs viennent se joindre à la photo pour mieux sortir du cadre. La nature est toujours présente. L’hummain, pas loin.

Christine pose un regard contemporain sur le monde qui l’entoure, invite au questionnement par des cadrages resserrés laissant planer un certain mystère sans enfermer le texte.

Après Sur la route, publié en 2019, elle compose ici, entre le rouge et le jaune, sa tonalité préférée : l’orange.

Retrouvez son travail sur son blog : christinebrioul.over-blog.com

Philippe BRUN

Philippe BRUN pratique la photographie pour offrir une autre lecture des choses, et l’écriture a une place privilégiée dans sa vie depuis toujours.

Il a travaillé quelques années en maison de retraite où il s’est toujours étonné de la question de la mémoire, de l’oubli.

Il souhaite à travers ces textes rendre hommage aux personnes qui y vivent et à celles qui les entourent, les accompagnent dans le quotidien. L’intention dans ce travail est de montrer la beauté de moments simples de leurs journées. La plupart de ses textes vont dans cette direction : faire des « tableaux » de moments de vie. Philippe a déjà mis en mots Draps d’étreintes, sur des images d’Anne Procoudine-Gorsky publié en 2017 dans cette même collection.

Odile CINQUIN

Odile CINQUIN a enseigné l’allemand trente-sept annuités et demi, en collège puis en lycée.

Autant dire que les mots ne sont pas pour elle une terre inconnue.

Il aura fallu attendre le temps de la retraite pour découvrir, au sein d’Atelier d’écriture le bonheur se jouer avec les mots, les siens propres, de les faire jaillir, rebondir, résonner pour dire une émotion, une colère, une blessure et les mettre au service des causes qui me tiennent à cœur.

Voyage du Petit bleu est son premier livre dans la collection.

Claire DELBARD

Claire Delbard est une amoureuse des livres, ceux qu’elle lit, ceux qu’elle conseille, ceux qu’elle conçoit ou qu’elle écrit, c’est selon.
Elle aime les surprises, là où la vie la mène, elle aime la joie des rencontres, et croit par-dessus tout que le livre est un excellent moyen de lutter contre la violence et la barbarie.
Carnet de Bleus a vu le jour entre les brumes et la lumière du petit matin, quand la maison dort encore.

Dans la collection Carnet d’enfance, elle a écrit L’Atelier des Z’animots et L’Atelier des Z’expressions.
Concevoir, accompagner et partager sont les maîtres mots du travail de l’Atelier des Noyers, mais la plume rattrape aussi parfois l’éditrice...
J'ai conçu avec Adeline cet Atelier des Z'expressions dans une double perspective : celle d'offrir un album à partager, et celle aussi de rigoler un peu. Et Les Z’humeurs de Georgette pour découvrir les émotions autrement !

Olivier DELBARD

Olivier DELBARD a ouvert la collection Carnets de Vie avec Novembre fin 2016, puis nous a confié l’année suivante Nostalgie, cette nostalgie de l’enfance où des sensations de l’existence retranchées dans les replis de l’être, surgissent au gré des sens. Une quête toujours inachevée.
Le temps du rêve est paru fin 2017. Olivier s’intéresse depuis longtemps aux peuples primitifs. Il avait travaillé à l’université sur les Amérindiens avec Kenneth White. Il a gardé en lui, ancré profondément, cette quête, celle des origines et celle du respect de l’environnement qui nous entoure. Une invitation au rêve mais pas seulement…
Il a également publié Champs d’Hiver et Divagations aux Éditions de la Cour Pavée, Cette vague qui se brise et Laissez verdure aux éditions de la Renarde Rouge.

Sur la route… inaugure les Carnets de Voyage. Il a été écrit à partir des photos de Christine Brioul. On retrouve dans ce voyage les thèmes qui lui sont chers, ceux des grands espaces, de la quête d’authenticité, ceux de la main de l’Homme qui dénature son environnement, celui du besoin vital de beauté même si elle est fugitive… Et un clin d’œil aux « clochards célestes ».

Avec Le Dernier Voyage du Grand Elfe, Olivier Delbard a choisi une variation autour du monde de la fantasy, en convoquant le personnage de Gandalf, pour le mêler à d'autres mondes fictionnels ou bien réels, issus du monde nordique et celte.

Denise DESAUTELS

Denise DESAUTELS est une poète québécoise, membre de l’Académie des lettres du Québec et de l’Ordre du Canada. Elle a publié une quarantaine de livres pour lesquels elle a reçu plusieurs distinctions importantes.

Après Noirs, en 2018, elle nous offre, toujours avec Erika Povilonyté, de nouveaux fragments d’ombres et de vertiges, petits récits hachurés, flashes sonores de vie et de vastes violences à la fois quotidiennes, familiales, amoureuses, culturelles, géographiques, politiques – sur fond d’urgence.

Chaque fragment est éclaboussé par des images lapidaires – sans doute parce qu'il est impossible d’expliquer l’inexplicable ou même de justifier l’injustifiable – et par une langue où abondent des répétitions de sons et de mots, marquées par tout ce que le vocable violet porte en lui d’éclats possibles.

Laura DOMINGUEZ

Laura Dominguez, est une jeune illustratrice, vive comme ses créations.
Elle a déjà illustré La Tendresse de A à Z et Permis de croquer aux éditions de la Renarde Rouge, et deux autres titres jeunesse aux éditions Lelyrion.
Formée à l’École Professionnelle Supérieure d’Arts graphiques et d’Architecture en région parisienne, son travail d’illustration garde la fraîcheur et la douceur de l’enfance.
Elle nous offre avec Grandir un univers qui papillonne en quadrichromie dans les profondeurs de l’être et de ses questionnements.
Elle a choisi l’aile du papillon comme fil rouge pour ce beau texte Grandir, pour apprendre à voler de ses propres ailes.

Site internet : behance.net/lauradomin3dae

Laura présente son travail pour Grandir

Michel DUFOUR

Michel Dufour est né au Creusot. Il se consacre à la peinture plus de cinq décennies. Michel Dufour ne peint pas ce qu’il voit mais ce qu’il ressent. Sa peinture naît des émotions. Les paysages et la nature sont pour lui une source inépuisable d’inspiration, variation autour des quatre éléments : l’eau, l’air, la terre et le feu.
Ses gouaches se marient parfaitement avec la musique de la langue de Jean Libis, comme une forme d’ode à la couleur et au geste.

Louise DUPRÉ

Louise DUPRÉ une poète, romancière et dramaturge québécoise. Elle a publié une vingtaine de titres, qui lui ont valu de nombreux prix et distinctions, dont le Prix du Gouverneur général du Canada et le Prix Vénus Khoury-Ghata de la poésie étrangère. Parmi ses dernières publications, mentionnons les romans L’album multicolore et Théo à jamais, parus chez Héliotrope, ainsi que les recueils de poésie Plus haut que les flammes et La main hantée, publiés à Montréal aux Éditions du Noroît et à Paris aux Éditions Bruno Doucey. Professeure à l’Université du Québec à Montréal de 1988 à 2008, elle consacre maintenant son temps à l’écriture. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec et de l’Ordre du Canada. Elle offre ici, pour notre plus grande joie, après Carnet Ocre paru en 2018, un nouveau titre dans la collection Carnets de couleurs : Roses. Celui-ci a vu le jour au printemps 2020, dans une période de confinement créatif.

Hervé ESPINOSA

Né en 1966, ayant grandi entre les Landes et les Charentes, Hervé était un passionné de nature et de grands espaces. Après l’océan de ses années d’enfance, c’est, à 16 ans, la découverte de la montagne. Grimpeur, skieur, alpiniste, il ne cessait d’arpenter les sommets, à la recherche de la lumière et de l’émotion justes.

De tous ses voyages et de la fréquentation assidue des chemins, il a rapporté des moissons d’images et de couleurs qui vont nourrir son activité d’aquarelliste. Des glaciers des Alpes aux volcans d’Islande, du bocage bourguignon aux sous-bois du Jura, il s’attachait à retranscrire toutes ces expériences vécues dans des peintures dans lesquelles il associait la minutie de l’observation à l’évidence du geste.

Membre de la Société Française d’Aquarelle et de la Société des Peintres de Montagne, il exposait régulièrement en France et en Suisse. Avec Anne, sa compagne, il avait également développé une activité pédagogique (animation de stages et d’ateliers), et participé à la création de livres d’artistes. Il est mort des suites d’une longue maladie le 1er novembre 2017.

Anne GAUTHEROT

Diplômée des Arts Décoratifs de Strasbourg en 1996, elle s’installe à Dijon en novembre de cette année. Depuis elle travaille comme graphiste indépendante pour différentes structures culturelles et institutionnelles. Ses principaux champs d’activités se situent essentiellement dans le domaine du design graphique «print» (affiche, brochure, magazine, livre, identités visuelles...). Par ailleurs, depuis 2008, elle explore également la pratique des ateliers pour différents projets.

Des fleurs sous les pieds est son premier livre.

Plus d’infos sur : www.annegautherot.com.

Maryline GÉRARD

Maryline Gérard est conteuse et comédienne. Vous la croiserez en Saône-et-Loire sous le nom de Marylune. Elle conte pour les petits et les grands. On pense souvent que le conte est réservé aux enfants. Mais les contes sont universels et leur portée symbolique peut toucher chacun de nous, quel que soit notre âge. Le répertoire de Marylune se compose principalement de contes traditionnels mais elle en écrit aussi. Elle a édité le recueil « Les contes de Marylune » avec des illustrations d’Adeline Ruel, recueil composé de six contes pour toute la famille. Elle nous offre ici son premier abécédaire.

Nathalie GUÉRAUD

Nathalie Guéraud, comédienne, a cheminé par le théâtre, classique, contemporain, le chant… et un jour, la poésie – mais n’était-elle pas déjà bien présente ? – s’est imposée comme une évidence.

Grâce aux rencontres… littéraires bien sûr, les livres sont ses complices... et les rencontres humaines. Ces poètes dont la vie elle-même est poésie… écoute du monde, engagement et liberté d’être soi.

Transformée par leurs écritures diverses, traversée de leurs élans, elle a accroché son petit wagon émerveillé à leur locomotive créative et s’est enthousiasmée à les transmettre. Longtemps passeuse et heureuse de l’être, elle a surpris sa fantaisie jouer de l’encre pour vivre sa propre vie…

Éclat(s)… est sa première empreinte personnelle échappée de ces rencontres.

Elvire IENCIU

Elvire IENCIU a implanté ses intérêts de comédienne et metteure en scène au coeur de la littérature. Elle a créé notamment Celles qui savaient de Claude Pujade-Renaud, Un tigre dans le crâne de Karin Serres et, en 2018, Une bouteille sur le sable d'après un texte de Valérie Zenatti. Quand elle n’est pas sur les plateaux de théâtre, elle jette des couleurs dans ses nuits et les couvre de taches.

Isabelle JOBARD

Isabelle JOBARD est artiste plasticienne.
Ses dessins aux crayons de couleurs sont conçus comme de petits rêves graphiques.
Les formes agencées entre elles et les superpositions colorées amènent la poésie et le mystère en résonance avec le texte.
Depuis 2017, Isabelle Jobard est aussi l’artiste associée de l’Association Le Ô des mots qui a pour but d’ouvrir l’imaginaire par le visuel et l’écrit.

Retrouvez Isabelle Jobard sur Instagram, sur sa page facebook ou suivez les liens suivants : http://ijobard-artiste.com https://fr.pinterest.com/ijobard/isabelle-jobard-fabrique-dimages/

Anne LE MAÎTRE

Anne Le Maître a passé toute sa jeunesse entre les vignes du Mâconnais et les forêts de l’Yonne. Aquarelliste et auteure, randonneuse, voyageuse, elle a publié une vingtaine d’ouvrages qui vont du carnet de voyage à l’essai, et au recueil poétique.

L’Atelier des Noyers a la joie d’accueillir dans son catalogue plusieurs titres d’Anne : La Vie en Vert, qu’elle a écrit, images de Micha Tauber (2017), Blanc comme la neige, qu’elle a écrit, aquarelles d’Hervé Espinosa (2018), Îles de la Gargaude, dont elle a réalisé les aquarelles, sur un texte de Philippe Mathy (2018) et La Bataille des coquelicots, en 2019, sur un texte de Claire Delbard, et Journal d’une Pierre.

Un souci constant : se mettre à l’écoute de l’harmonie du monde. Anne poursuit aujourd’hui, plus que jamais, son travail d’écriture et de peinture, comme une déclaration d’amour à la vie. Elle est engagée à nos côtés depuis les débuts de la collection de Carnets, comme auteure et comme aquarelliste, et va bientôt prendre la direction d’une nouvelle collection pour l’Atelier des Noyers.

Site internet : alm-bleudeprusse.blogspot.com

Laurence LEYROLLES

Danseuse performeuse, Laurence vit et travaille près de Rodez.

Laurence ici, est présentée par Raphaël Pallix :
Elle est présente. Dans la maison. Nous y vivons depuis près de 10 ans. Nous y creusons nos deux vies.
La domesticité lui en impose. Alors Laurence cherche des espaces ailleurs pour créer des images moins familières.
Elle danse surtout mais écrit ou dessine aussi. Elle cherche dans le geste et la trace une présence.
Tous les lundis soirs durant plus ou moins une année, on a composé à deux des textes et des images qui sont peut-être notre intimité. On avait fait d’autres choses avant. En attendant d’en faire d’autres après.

Jean LIBIS

Jean LIBIS est un écrivain français. Il a toujours vécu dans le département de la Côte d'Or, entre Cirey-lès-Nolay, Dijon et Châtillon-sur-Seine. Il aime viscéralement les paysages de sa région. Après des études de chimie et philosophie à l'Université de Dijon, il a enseigné pendant plus de trente ans. Puis il a repris sa liberté afin de poursuivre ses cheminements d'écriture dans deux directions distinctes : le travail de recherche d’une part, et l'écriture de fiction d’autre part.
Il est fasciné par la peinture et la musique et nous offre ici une méditation métaphysique sur l’automne, celui de la nature, celui de la vie aussi.

Matthieu LOUVRIER

Matthieu LOUVRIER est artiste-plasticien, peintre et illustrateur. Il vit à Dijon. Des études aux Beaux-Arts, puis au fil du temps une passion qui se précise pour le partage des Arts avec tous, avec toujours l’envie de croire que le Beau peut porter le monde. Il a déjà publié trois titres à l’Atelier des Noyers : Âme papier, À la recherche du mot perdu, Jumeaux mas pas trop. Matthieu est un amoureux des univers éclectiques : des papiers peints, des papiers collés, des collages, des univers imaginaires, il aime toujours nous surprendre.

Il a choisi pour la collaboration avec Eva-Maria un chemin pictural basé sur les antagonismes : lumière/ombre, vide/plein, vie/mort, présence/absence. Une dualité existentielle qu’il a construite minutieusement comme une partition musicale qui laisse émerger un univers conceptuel : celui d’une forme d’être au monde. Un autre horizon pictural et, une fois encore la joie de lever le voile sur une partie de son âme secrète, toujours en quête...

Et pour la collaboration avec Odile Cinquin, pour le Voyage du Petit bleu, un travail direct sur le tissu avec le fil du tissage qui se promène de page en page.

Pour en savoir plus sur le travail de l’artiste : https://matthieulouvrier.wixsite.com/matthieulouvrier.

Berengère MARILLER-GOBBER

Berengère MARILLER-GOBBER est une jeune autrice-illustratrice qui vit et travaille à Dijon. Elle nous a été présentée par Allan Ryan et Matthieu Louvrier avec qui elle a déjà collaboré. Elle dessine depuis toujours, dans les cafés ou lors des ateliers qu’elle anime avec les enfants et les adultes...Elle a participé, au printemps 2019, au projet Carnets à la manière de... Vous avez pu découvrir Le petit vélo jaune dont elle a coordonné l’écriture avec les enfants des centres de loisirs de Dijon.

La douceur et la malice de ses petits personnages nous ont semblé bien se marier avec l’univers d’Aurélie Armellini. Bérengère a aimé le texte, et décidé de jouer la partition de la première rencontre. Elle nous offre ici un S’émouvoir> tout en teintes douces, avec des traits aux crayons de couleurs et des collages qui nous plongent dans un univers enfantin, celui de notre enfant intérieur que l’on cherche à garder intact, entier, ou à retrouver tout au long de notre vie.

Véronique MASSENOT

Véronique MASSENOT est plus connue pour ses textes – elle a publié près d'une cinquantaine de livres, souvent destinés aux enfants, depuis 20 ans - que pour ses illustrations. Pourtant, qu'elle parte à l'autre bout du monde ou qu'elle arpente la capitale avec Les Croqueuses de Paris, elle n'oublie jamais ses pinceaux.

C'est elle qui, lors de la 21ème Fête du Livre d'Autun, a proposé d'ajouter le rouge – sa couleur de prédilection - à la palette de la collection puis d'inviter Joëlle Brière, amie renarde à la plume ô combien assortie et rencontrée au même endroit 20 ans plus tôt, à y faire fleurir ses mots. Ce livre est un cadeau d'anniversaire !

Son travail d'artiste visuelle (illustration, graphisme, art postal, carnet de voyage, croquis urbain, expositions, etc.) est accessible ici : www.flickr.com/photos/veroniquemassenot.

Philippe MATHY

Né en 1956. Il a animé de 1987 à 2005 "Le front aux vitres" (galerie d'art/rencontres poétiques). Rédacteur en chef du Journal des poètes depuis mars 2015. Parmi les ouvrages récents : Le temps qui bat (Le Taillis Pré, 1999, rééd.2016), Une eau simple (id. 2005, rééd.2011), Un automne au creux des bras (L’herbe qui tremble, 2009), Barque à Rome précédé de Le sable et l'olivier, préface de J.M.G. Le Clézio (id., 2011), Sous la robe des saisons (id., 2013), Veilleur d’instants (id., 2017) prix Mallarmé 2017. Il partage aujourd’hui sa vie entre la commune de Brunehaut, en Belgique, et Pouilly-sur-Loire, en Bourgogne nivernaise, tout proche des Îles de la Gargaude.

Didier MÉNY

Didier MÉNY vit à Dijon. Il se consacre, après des années où il a exercé comme enseignant, à l’écriture de romans et de poésie. Il a publié Joséphine en 2004, suivi de Tristan en 2006 aux éditions L’escarbille, puis ensuite deux romans aux éditions de l’Armançon : À l’Est de la nuit, qui a obtenu le prix littéraire du deuxième roman, et Les vies oubliées en 2015. L’ombre des anges et La trace des silences, œuvres poétiques ont été publiées aux éditions du Cygne en 2015 et 2018. Dans Les oublis du vent, Didier Mény nous emporte dans un univers de textes courts poétiques, incisifs, dans une poésie de l’essentiel, entre tristesse sur le monde et nostalgie d’un autre possible. C’est tout naturellement que l’univers de Dan est venu poser ses pinceaux sur les textes de Didier. Là où la vie est fragile, là où la vie est crépuscule, et là où la nature est nostalgie, surgissent parfois des éléments universels, dans la solitude du silence.

Colette NYS-MAZURE

Colette Nys-Mazure est née à Wavre en Belgique et vit à Tournai. Longtemps professeure de Lettres, elle collabore à différents journaux et magazines. Elle a publié de nombreux ensembles poétiques, des nouvelles, romans et essais.

Elle écrit volontiers pour la jeunesse, autour de la peinture et aime collaborer avec des artistes. Elle fait connaître la littérature de son pays à travers l’Europe, les USA, le Québec, le Mexique. Ses livres sont traduits en de nombreuses langues.

Pour Colette vivre lire écrire ne forment qu’un seul verbe vivrelirécrire.

Site internet : nys-mazure.be.

Raphaël PALLIX

Enseignant en Arts plastiques, Raphaël Pallix vit et travaille près de Rodez.

Ici, il est présenté par Laurence :
« Raphaël est à côté de moi.
Là… Et puis avant.
Depuis pas mal de temps.
Il partage mes jours jaunes, rouges, bleus, gris, et mes blancs, mon quotidien, mes envies. On a lu Nijinsky, dansé Duras ; dans ses tableaux, il a peint des mots.
Elle nous a proposé : « Qui veut écrire ? Dessiner ? »
Pas de place attitrée. Encore, encore croiser, tisser, à quatre mains, venir se bousculer, se chercher, se retrouver.
J’aime dans sa barbe, sous le poil rêche, trouver le doux. »

Geneviève PEIGNÉ

Geneviève Peigné, vit en Bourgogne. Elle a publié, tantôt sous son nom, tantôt sous celui de Geneviève Hélène, aux Éditions Actes Sud / Jacqueline Chambon, Virgile, Les solitaires intempestifs, Le Nouvel Attila, et réalisé des livres d’artistes avec les Éditions de la Goulotte, Catherine Liégeois, Petra Bertram-Farille. Co-organisatrice du festival Samedi poésies dimanche aussi.

Elle nous a confié À voix nue en 2017 avec des gravures de Petra Bertram-Farille, et nous revient avec Les petits ciseaux font les grandes civières, accompagnés par les lino-gravures de Claude Stassart-Springer.

Voir www.m-e-l.fr/,ec,716.

Noémie PETIT

Noémie Petit aussi aime observer la vie. Elle aime se poser des questions. Elle passe beaucoup de temps à dessiner, à inventer les histoires, à imaginer des personnages. Ses dessins de cosmonautes semblent lui avoir permis de dépasser la représentation figurative.

Ces dessins sont devenus plus poétiques et proposent une lecture parallèle en écho aux poèmes qu’ils illustrent. Noémie ne sait pas encore tout à fait à quoi elle se destine, mais elle sait qu’elle continuera à dessiner.

Le Petit plus est son premier livre.

Erika POVILONYTE

Erika POVILONYTÉ est une jeune plasticienne qui a trouvé avec Denise Desautels son binôme choisi de création.

Elle nous propose ici, pour la publication de son deuxième livre, un concept fort qui a trouvé sa voie à partir du texte dense de Denise et qui joue sur les couleurs, les hachures et le blanc, sur le rapport des antagonismes de l’existence.

Son travail nous dit à la fois la puissance de la simplicité et la complexité de la représentation, entre vide et plein, entre lumière et obscurité. Il nous montre aussi, tous sens en alerte, l’urgence de vivre, malgré tout. Son concept nous semble aussi être une réflexion sur l’espace page, selon ses propres mots « Et pourtant, sur la page finale, on est confronté à l’aboutissement de l’image qui conduit à celui du livre même. Donc tout s’achève à un certain moment ». Une réflexion sur notre condition humaine, son impermanence et sa fragilité.

Anne PROCOUDINE-GORSKY

Anne Procoudine-Gorsky a découvert sa vocation pour la peinture dès l’enfance. Elle s’est donc dirigée vers une formation artistique, sa vie s’est enrichie de nombreux voyages et rencontres.

Avec toujours cette évidence de générer par la création un lien privilégié avec l’autre, notamment au travers d’ateliers de pratique artistique, tout en conduisant dans son propre atelier sa démarche personnelle.

Site internet : anneprocoudinegorsky.com

Le projet

Les œuvres sont réalisées sur de vieux draps de coton, avec des pigments, du fusain et des sanguines dans un liant vynil.

Anne a créé les Draps d’étreintes pour le Musée d’Arts Naïfs et Populaires de Noyers-sur-Serein (89310) et invite à cette occasion Philippe à écrire sur l’étreinte, notamment durant la réalisation des œuvres à l’atelier. Lors de l’exposition, un des poèmes était écrit sur les murs, dans les espaces entre les draps.

Pendant la soirée des Agapes, les huit poèmes ont été lus au public.

L’envie de réaliser un ouvrage est né, dans le désir d’offrir un autre format à ce travail croisé.

Jacqueline PUYALET

D'aussi loin que qu’elle se souvienne, elle a toujours aimé la lecture et les livres. Sa formation plutôt scientifique l'a conduite de l'enseignement des mathématiques à la formation pour adultes après un détour par la cité des Sciences et de l'Industrie à Paris.

Longtemps, elle s’est considérée comme une littéraire égarée au pays des scientifiques. Aujourd'hui, libérée de toute contrainte professionnelle, elle peut se livrer à ces deux activités, vitales et indissociables pour elle, la lecture et l'écriture. La lecture parce qu'elle est une formidable porte ouverte sur des mondes autres que le sien, pour comprendre cet autre soi-même, semblable et pourtant différent. L'écriture parce qu'en donnant naissance aux mots, elle s'avère puissante pour garder la trace, même infime, de toute vie vécue ou rêvée, pour décrire des sentiments, pour construire une pensée… à la fois aide-mémoire et gage de transmission.

Parallèlement, elle fréquente régulièrement des expositions photos, celles d'Anne Raynal en particulier. Participant à des ateliers d'écriture, il lui est arrivé d'écrire à partir de photos. Les Horizons ont été un déclic. Ainsi est né le projet Horizons haïkus. C’est sa première publication.

Anne RAYNAL

Son travail photographique est basé depuis une vingtaine d’années sur la traque des traces que laissent les intempéries, les empreintes déposées par les citadins sur leur environnement, les marques des assauts du temps sur les éléments immobiles...

Cette démarche offre le paradoxe d’ouvrir un champ infini des possibles. Les détails des murs effrités, des peintures érodées matérialisent des horizons par lesquels Jacqueline, qui suit son travail depuis longtemps, a été tout de suite inspirée. Elle a choisi sur toute la série qu’elle avait réalisée, les univers qui ont suscité son imaginaire à partir d’une situation. Situation déclenchant un haïku. Leur rencontre sur ce projet a fait ressortir l’étrangeté de l’interprétation d’un regard de photographe et d’une approche instinctive de l’écriture. Anne a découvert, à la lecture de certains haïkus que Jacqueline ne voyait pas du tout ce qu’elle avait voulu pointer avec mon objectif photographique. Sa ligne d’horizon stimulait chez elle un imaginaire marqué par une ligne, 180 degrés de voyages à l’horizontal alors que l’approche narrative de Jacqueline était basée sur un survol, une plongée dans la surface photographique. Ce paradoxe est d’une richesse infinie et renforce l’intérêt de la problématique du rapport texte/image.

Horizons haïkus est leur première publication à l’Atelier des Noyers et inaugure la collection Horizons-panoramas.

Diane RÉGIMBALD

Diane RÉGIMBALD est une poète québécoise. Elle a publié plusieurs recueils de poésie aux éditions du Noroît, notamment Sur le rêve noir en 2016 et L’insensée rayonne en coédition avec l’Arbre à paroles en 2012, nominé au Prix de poésie du Gouverneur général du Canada. Un petit livre, de mère encore, est paru en 2018 aux éditions du petit Flou en France. Elle a participé à plusieurs projets collectifs et évènements littéraires au Québec et dans divers pays. Elle est responsable du Comité Femmes du Centre québécois du P.E.N. international.

La poésie est pour elle l’expression d’une quête originaire où chavire l’essence du langage vers des portées inattendues, surprenantes et révélatrices d’intuitions. C’est un espace de déplacement qui prend en compte l’état du monde, sa blessure, sa précarité, mais aussi sa force et sa beauté.

Cœur d’orange est une plongée dans la chair de l’orange. Là, on goûte au voyage de la couleur dansante et chaude.

Julie REY

Née en 1976, auteur et musicienne, elle a commencé à écrire et elle n’a jamais pu s’arrêter.

De concerts littéraires en lectures musicales (c’est qu’elle aime mélanger chansons et littérature), elle écrit aussi pour le théâtre des pièces pour adultes et pour enfants. Elle aime explorer les ressemblances entre les êtres, notamment celles qu’on dit impossibles.

Elle vit au bord du canal de Bourgogne et elle aime danser.

Il lui arrive parfois de composer des musiques pour d’autres.

Depuis 2011, elle dirige la Compagnie Petits Papiers, et invite à chaque création des artistes différents.

Elle a aimé les premiers petits Carnets de Vie de l’Atelier et nous a proposé Des fleurs sous les pieds, que nous avons tout de suite eu envie de vous faire partager.

Plus d’infos sur : www.julierey.fr.

David ROCHE

David Roche est installé à Paris depuis plus de 15 ans ; il aime croquer les habitants de son quartier, du bassin de la Villette à Belleville, en passant par les Buttes-Chaumont.

Les portraits qu’il présente dans ce recueil témoignent du caractère cosmopolite et coloré de cet univers.

Au détour des rues, la rencontre, la tolérance et l'entraide sont souvent au rendez-vous.

Les illustrations de cet ouvrage font la part belle aux humains. Ceux que l'on nomme les "migrants", sans distinguer les situations et les vécus, en ont inspiré certaines, particulièrement celles des refrains. De simples silhouettes anonymes, et que l'on chercherait à cacher ou faire disparaître, ils gagnent progressivement l'espace commun, celui de notre humanité. Marianne voudrait, l'espace d'un livre, pouvoir réaliser l'utopie de nous rassembler.

Marcelline ROUX

Marcelline ROUX appartient à la confrérie des bibliothécaires-écrivains. Née en 1966, dans le Nord, près de la mer et d’un port, elle habite aujourd’hui en région parisienne près de la Seine. Elle aime marcher en son bord comme si elle refaisait la digue de son enfance.

Invitée à l’automne 2019, en résidence d’écriture à la Maison Jules Roy de Vézelay, elle a débuté une correspondance avec l’autrice Frédérique Germanaud, un journal à quatre mains et des entretiens autour des liens entre maison, auteur et écriture. 2020 est la fin d’un parcours de lecture-écriture, Cent jours avec Virginia, tissés à partir du journal de Virginia Woolf. En 2018, Marcelline a été associée, par l’oulipien Jacques Jouet, à l’opération du Poème autodaté de l’été, sur Poezibao.

Ses deux derniers livres, aux éditions Rhubarbe, Celles qui regardent, quête d’une maison et Vita Nova solo, traversée d’une séparation, sont sous la forme du carnet. Elle explore volontiers ce genre littéraire pour ouvrir des parenthèses, déplacer l’écriture du journal intime et jouer avec l’écriture fragmentaire.

Adeline RUEL

Adeline RUEL est auteur et illustratrice jeunesse, illustratrice des Birds (www.birdsdessines.fr) et créatrice de La TÉLÉ des Kids, chaîne youtube et booktube pour les petits et grands enfants...

Elle adore dessiner, lire, voyager, se perdre dans la nature, faire mille choses à la fois et essayer d’arrêter le temps pour faire tout ça !

Il suffit de regarder son blog Les carnets d’Adeline (www.lescarnetsdadeline.com) pour découvrir l’ampleur de son travail.

Elle a déjà illustré pour L’Atelier des Noyers Le Temps du rêve avec Olivier Delbard en 2017, L’Atelier des Z’Animots et L’Atelier des Z’expressions, en collaboration avec Claire Delbard, pour notre plus grande joie.

Fin 2019 elle nous a offert un délicieux et facétieux abécédaire des contes nommé Il était une fois... qu’elle a concocté avec Maryline Gérard.

Avec Le Dernier Voyage du Grand Elfe, Adeline nous offre un voyage dans le monde des cartes qui l’a toujours fascinée. Elle le tient de ses parents qui lui ont transmis le goût du voyage.

Et avec Les Z’humeurs de Georgette, elle s’amuse avec notre petite grenouille facétieuse.

Allan RYAN

Allan RYAN est auteur-compositeur-interprète. Son travail s’oriente désormais vers un romantisme contemporain épuré. Gris de Payne est un projet protéiforme : livre, cartes postales, tirages numériques numérotés signés, album CD, concert-lecture et photographies originales signées. Dans Gris de Payne on retrouve le vent vif d’Ouessant où l’inspiration de ce projet a pris naissance. À la fois vive et rocailleuse, comme un paysage intact, à la fois entêtante et précieuse, l’écriture d’Allan nous emmène aux frontières de l’âme, qui cherche son chemin et un sens à l’existence. Il a déjà publié à l’Atelier des Noyers Âme papier en 2018 et Jumeaux mais pas trop, en 2019.

Pierre SOLETTI

Pierre SOLETTI est un tricoteur de mots, bidouileur de sons, d'encres diverses (de celles qui s'obstinent longtemps sur les doigts...). Il se produit régulièrement sur scène : lectures publiques ou concerts avec Facteur Zèbre. Il mène de nombreuses actions en faveur de la poésie actuelle et confectionne des livres d'artiste. Ses écrits et écarts graphiques débordent régulièrement des murs des musées nationaux ou de divers lieux, plus ou moins consacrés à l'art. Il illustre parfois ses propres livres qui sont traduits, non pas en justice, mais en arabe, en slovène et en italien, en attendant que d’autres langues veuillent bien se délier. Auteur associé du Centre de Créations pour l'Enfance - Maison de la Poésie de Tinqueux et membre du collectif Ma-Théâ.
Il a fait l'effort de ne pas évoquer une seule fois le mot jaune dans un reccueil qui en est rempli.

Site internet : www.pierresoletti.fr

Claudie STASSART-SPRINGER

Claudie STASSART-SPRINGER a étudié à l’École des Arts appliqués de Beaune, à l’École des Beaux-Arts de Dijon puis à l’École des Beaux-Arts de Paris. Elle est installée et vit à Vézelay depuis 1966.

L’œuvre de Claude Stassart-Springer est majoritaire- ment constituée de tableaux au pastel sec, mais aussi de sculptures en papier mâché sur armature en fil de fer. Elle exerce avec passion la linogravure et anime avec Jean-Marie Queneau les Éditions de la Goulotte, spécialisées dans les livres d’artistes depuis 1994.

Dan STEFFAN

Dan STEFFAN est une plasticienne qui vit et travaille à Colmar. Ses paysages parlent à notre âme en secret et ses visages portent la vie dans sa beauté et dans sa mélancolie, parfois dans sa tristesse et dans la joie aussi. Mais comment peindre Les oublis du vent ? Comme un paysage en demi-teinte, comme une lune dans un halo, comme les âmes des visages perdus qui s’éloignent mais nous habitent longtemps, toujours et à jamais...

Une fois encore, après Nostalgie d’Olivier Delbard en 2017 et Éclat(s) de Nathalie Guéraud en 2018, c’est à cette promenade poétique, qui résonne en chacun de nous, que Dan nous invite ici avec Les oublis du vent de Didier Mény. Dans un univers où la tristesse, la rugosité et l’espoir cohabitent dans une nature picturale sombre et lumineuse à la fois.

Site internet : www.dansteffan.fr

Micha TAUBER

Micha Tauber est une artiste-peintre d’origine néerlandaise, née en 1967. Elle vit en France depuis 1988, et a fait des études en arts appliquées à l'ENSAAMA à Paris. Elle expose son travail dans de nombreuses galeries, salons et expos. Son imaginaire lancé sur le vert nous emmène ici dans des contrées inédites, chatoyantes, où il est question de vie, de civilisation, de mémoire, de nature, de relations humaines. Elle associe volontiers peintures et collages, où les volumes abstraits côtoient des univers concrets, pour nous entrainer dans un univers inspiré du rythme des mots d’Anne Le Maître, créant ensemble pour notre plus grande joie La vie en Vert.

Site internet : www.michatauber.com

Anouk VAN RENTERGHEM

Anouk VAN RENTERGHEM jeune artiste bruxelloise talentueuse, est la première plasticienne qui a travaillé pour la collection de Carnets. En symbiose et en complicité, elle a noué au fil de la collection des liens avec les textes et avec les hommes et femmes avec qui elle a travaillé. Anouk nourrit son inspiration de voyages, de lectures et de longues périodes d’expérimentations artistiques. Passionnée par les textes, elle met sa polyvalence au service de ses émotions pour nous faire partager sa lecture et raconter, à sa façon, d’autres histoires. Après Novembre, Au gré du gris des jours, et Carnet Ocre que vous avez découverts à l’Atelier des Noyers, elle nous propose cette année Roses, qui lui permet de jouer avec Louise Dupré la deuxième et belle partition de la complicité.

Site internet : avanrenterghem.wordpress.com

Anouk présente son travail pour Novembre

Claudine VINCENOT

Claudine VINCENOT a passé vingt-cinq ans à Paris avec ses parents partis s’installer dans la capitale à la fin de la guerre pour suivre les études de leur fils aîné à l’Institut des sourds-muets. Puis enseignante, elle s’envola en 1969 pour le Maroc avec son mari et ses trois enfants, au titre de la Coopération Universitaire et Culturelle. Ils y vécurent quinze ans. Claudine, professeur de lettres enseigna la langue et la littérature françaises aux futurs professeurs marocains. À Rabat, elle prépara par correspondance avec l’Université de Bordeaux, une thèse de doctorat sur Gérard de Nerval sous la direction du professeur Claude-Gilbert Dubois, alors directeur du centre de recherches sur l’imaginaire littéraire.

Elle soutint cette thèse en 1981 à l’Université Michel de Montaigne.

De retour en France et à la suite du décès de ses parents, elle se consacre depuis à la préservation et conservation de l’œuvre d’Henri Vincenot. Elle a publié plusieurs travaux personnels dont « La vie toute crue », biographie de son père aux éditions Anne Carrière.

Henri VINCENOT

Henri VINCENOT, né le 2 janvier 1912 à Dijon et mort dans la même ville le 21 novembre 1985, est un écrivain, peintre et sculpteur français. Les aquarelles du recueil Voyage au Maroc ont été réalisées dans les années 30 et ont été réunies dans ce livre en 2019 par sa fille Claudine, en hommage à son père et pour permettre à sa famille et aux lecteurs de garder trace et mémoire de ce Maroc éternel.