Claire présente la maison d’édition L’Atelier des Noyers

L’Atelier des Noyers est né en 2008, d’abord pour proposer des prestations de services pour le livre et acteurs culturels. J’ai créé cette structure pour pouvoir travailler de manière indépendante et valoriser ce qui me tient à cœur, et nouer des relations qui mettent le livre sur le devant de la scène. L’Atelier des Noyers a ainsi parcouru les routes de Bourgogne pour mettre en avant les beaux livres de la Renarde Rouge, pour organiser des expositions autour des livres de la Goulotte, entre autres. Et puis, assez naturellement, l’évidence a surgi de publier des personnes dont j’aime le travail graphique ou d’écriture.

Depuis la rentrée 2016 donc, l’Atelier des Noyers propose à des créateurs (auteurs et illustrateurs) de relever le défi de jouer ensemble la partition de l’émotion de la première rencontre : autour d’un texte ou d’un univers graphique. La collection démarre avec trois univers : Carnets de philosophie avec Grandir, Carnets de Vie avec Novembre, Carnets de Couleurs avec Carnet de Bleus. En 2017 sont nés les Carnets de Nature, et Draps d'étreintes a inauguré en fin d'année un autre format, car certaines œuvres plastiques imposent une verticalité, même si notre marque de fabrique reste le petit format à l'italienne.

En mars 2018 sont sortis trois nouveaux carnets :
À voix nue de Geneviève Peigné et Petra Bertam-Farille
Éclat(s) de Nathalie Guéraud et Dan Steffan
Âme papier d’Allan Ryan et Matthieu Louvrier

En avril 2018, une nouvelle collection voit le jour : Carnet d’enfance avec un premier titre :
L’Atelier des Z’animots de Claire Delbard et Adeline Ruel : il se décline en album, cartes à jouer/afficher, cartes postales et abécédaire à créer.

En juin 2018 sortent trois titres, dont deux de nos amies poètes du Québec, Denise Desautels et Louise Dupré, Noirs et Carnet Ocre à l’occasion du Marché de la poésie qui met le Québec à l’honneur en 2018.
Le troisième titre est une surprise à quatre mains : Un même toit de Laurence Leyrolles et Raphaël Pallix.

À la rentrée de septembre 2018 sont sortis :
Blanc comme la neige d'Anne Le Maître et Hervé Espinosa
Automnes de Jean Libis et Michel Dufour
Îles de la Gargaude de Philippe Mathy et Anne Le Maître
Tu seras toujours plus... de Pierre Soletti et Alexia Atmouni

Nous vous souhaitons de belles découvertes et vous donnons rdv au printemps 2019 pour les prochaines publications.

Les livres sont disponibles dans toutes les librairies qui nous font confiance et sur notre site, que vous retrouverez à l’adresse suivante : www.atelierdesnoyers.fr.

Parce que nous sommes conjointement persuadés, entre acteurs de la chaîne du livre (et nous n’oublions pas ici les médiateurs), que le livre, et la création dans son ensemble, sont un moyen de lutter contre l’uniformité, contre l’absurdité.

Proposer le Beau, éduquer l’œil, écouter la musique de la langue, ouvrir l’esprit est ce qui nous permet d’être humains sur la terre et de résister à la Barbarie.

L’Atelier des Noyers/Claire Delbard, 7 rue des Noyers, 21160 Perrigny-lès-Dijon.
Pour nous joindre par mail : atelierdesnoyers@orange.fr
Site internet : www.atelierdesnoyers.fr
Facebook : www.facebook.com/atelierdesnoyers

Colette ANDRIOT

Colette ANDRIOT est née en 1941 à Paris, elle a grandi entre cette ville et le Bugey, et vit en Bourgogne depuis de nombreuses années. D’abord institutrice, elle a participé à la préfiguration de la Maison de la culture de Chalon-sur Saône avec Francis Jeanson. Elle fait partie de l’équipe de la Maison de la culture jusqu’en 1978, puis a ensuite été bibliothécaire.

Membre du collectif Impulsions, devenu Nouvelle Impulsion.

Elle a publié dans de nombreuses revues de poésie et chez plusieurs éditeurs. Elle nous offre avec Au gré du gris des jours une subtile réflexion sur le temps qui passe et sur l’engagement aussi.

Aurélie ARMELLINI

Aurélie Armellini est une jeune auteur, chercheuse et doctorante.
Au cœur de ses travaux, se situe l’enfant, qu’elle considère comme un créateur en devenir.
Lors du Colloque sur le théâtre jeune public qui a eu lieu à la Minoterie à Dijon, en juin 2016, elle nous a offert ses passions croisées pour l’enfance, le théâtre et la philosophie.
Sa plume nous a séduit dans sa justesse et dans l’acuité de son questionnement. Il faut dire qu’Aurélie travaille avec les enfants et à hauteur d’enfants pour nourrir ses recherches autour de la transmission du texte de théâtre contemporain à destination de la jeunesse.
Grandir est sa première publication à l’Atelier des Noyers et inaugure la collection Carnets de...

Le texte de Grandir a été écrit par Aurélie après des ateliers de philosophie menés avec des enfants dans une classe de CM1 autour de la découverte de la pièce de Stéphane Jaubertie, Une Chenille dans le coeur.

Alexia ATMOUNI présente son travail pour Carnet de Bleus

Lorsque Claire Delbard m'a proposé de travailler à partir de textes s'articulant autour de la couleur bleu, j'ai eu un bref instant de panique.
Le bleu, ce n'est pas une couleur anodine, elle est chargée d'histoire et de symboles, Michel Pastoureau l'explique très bien. J'ai eu peur des clichés.
C'est aussi une couleur qui rassemble, appréciée par le plus grand nombre... mais pas spécialement par moi, qui suis en général plutôt obsédée par le jaune.

Puis, très vite, j'ai commencé à entrevoir de grandes étendues de bleu, des jeux de transparences, de superpositions, de la fluidité...à partir de là, impossible de faire marche arrière...

Au fil de mes recherches graphiques, il en est ressorti que j'allais manipuler le bleu suivant ces trois axes :

  • À la manière d'un voile, plus ou moins opaque, recouvrant partiellement certaines zones. Une sorte de brouillard qui révèle ou cache.
  • Comme un liquide qui va donner son éclat à un dessin tracé à coup de scalpels dans le papier, et qui s'étend par capillarité et s'attarde dans les rainures, les plis, un peu semblable à un réseau sanguin.
  • Et enfin comme connecteur. Le bleu qui relie et tisse des liens, ici par le biais de fils de coton cousus et mêlés.

Par souci d'unité, la plupart des illustrations ont pour base un dessin ou un aplat noir, réalisé à la peinture acrylique qui se trouve dans un second temps animé ou adouci avec les touches de bleu apportées par l'aquarelle ou la couture.

Alexia est ancrée à La Rochelle depuis toujours mais a dû mettre un temps les voiles pour consolider sa pratique aux Écoles Supérieures d’Art de Tours et de Dijon. Elle aime les petites choses très précises et les grands espaces flous. Elle aime les dessins en cours de fabrication et ceux qui s’effacent ; quand ses dessins ou collages s’expriment d’eux-mêmes, indépendamment de sa volonté. Elle parle peu mais sa couleur favorite est la plus criarde de toutes : le jaune.
Vous pouvez la retrouver dans son atelier, quelque part dans une petite rue non loin du port...
"Le jaune a toujours été l’une de mes couleurs favorites, et mon regard est automatiquement capté par elle quand je la croise. c’est une véritable obsession (avec la création de listes et ma collection de matriochkas !) Ici le jaune apparaît sous de multiples visages, comme un souvenir, une évocation, une idée fugace, une collision absurde, des étincelles rieuses, des éclairs de malice.
Une tonalité perçante, qui même à petite dose se suffit à elle-même. Elle clignote dans la grisaille et fait voir les choses sous une nouvelle lumière. C’est à mes yeux une couleur impertinente, qui se soucie peu de l’opinon générale, indomptable, qui ne se laisse pas bâilloner. Une couleur qui se moque, qui souligne et qui pointe.
Qui ne s’embarrasse pas de lyrisme. Une couleur que l’on ne trouve pas forcément là où on l’attend.
"

Petra BERTRAM-FARILLE

Petra Bertram-Farille est peintre et graveur. Elle est née en 1957 près d’Aix-la-Chapelle en Allemagne et vit en France dans le Bugey, au calme. Son bel atelier du Valromey se trouve en face du Grand Colombier.

Son travail graphique porte la densité de la vie, dans sa force et sa fragilité aussi. Pour À voix nue, Petra a choisi la puissance du noir pour nous ouvrir une fenêtre de son univers.

Petra fait partie de l’association lyonnaise de graveurs L’EMPREINTE et expose dans de nombreux lieux, en individuel ou en collectif.

Site internet : petra-bertramfarille.odexpo.com

Virginie BRINKER

Virginie Brinker, pour moi, c'est l'histoire d'une rencontre, celle de la rencontre avec son prochain.

Dans le kaléidoscope des multiples facettes de sa vie, Virginie enseigne à l'Université de Bourgogne où nos chemins se sont croisés : elle est spécialiste de littératures francophones.

Mais la rencontre pourrait avoir eu lieu au théâtre, dans une librairie, à la bibliothèque, chez des amis ou n'importe où, car je crois que surtout et avant tout, Virginie est citoyenne du monde. Celui qui est à construire chaque jour, pour que le jour se lève, plus humain.

Philippe BRUN

Philippe Brun, après avoir vécu en province et à Paris, se pose à Dijon en 2016. Son parcours de vie l’amène à examiner la souffrance psychique, l’humain et sa place dans le monde. Philippe aborde l’existence avec son regard poétique, son humour dédramatise la dureté des choses, son authenticité souligne leur gravité. Depuis plusieurs années, il navigue entre photographie et écriture.

Site internet : philippebrun.com

Denise DESAUTELS

Denise Desautels est une poète québécoise, membre de l’Académie des lettres du Québec et de l’Ordre du Canada.

Son écriture est une plongée dans les recoins de l’intime, dans cette noirceur des profondeurs d’où surgissent parfois des fulgurances de lumière. Elle nous offre avec Noirs, un superbe carnet où défilent de brefs fragments d’ombre, liés tant à la petite qu’à la grande, l’universelle douleur. Comme tout ici est vertigineux, la poète tente de confronter ce vertige dans le poème, de travailler la langue, sa langue, « de telle sorte que l’écriture permette à ce qui semble incommunicable ou indicible – de la douleur, de l’enfance, de l’amour, de la violence, de la guerre, etc. – d’en surgir, d’y prendre forme », selon ses propres mots.

Claire DELBARD

Claire Delbard est une amoureuse des livres, ceux qu’elle lit, ceux qu’elle conseille, ceux qu’elle conçoit ou qu’elle écrit, c’est selon.
Elle aime les surprises, là où la vie la mène, elle aime la joie des rencontres, et croit par-dessus tout que le livre est un excellent moyen de lutter contre la violence et la barbarie.
Ce Carnet de Bleus a vu le jour entre les brumes et la lumière du petit matin, quand la maison dort encore.

Olivier DELBARD

Après Novembre l'an dernier, Olivier nous confie cette année une part intime, celle de la Nostalgie, nostalgie de l’enfance ou des sensations de l’existence retranchées dans les replis de l’être, qui surgissent au gré des sens.

Une quête toujours inachevée.

Nostalgie paraît après Champs d’Hiver et Divagations aux Éditions de la Cour Pavée, Cette vague qui se brise et Laissez verdure à la Renarde Rouge et Novembre dans cette collection. Le temps du rêve, illustré par Adeline Ruel, paraît fin septembre.

Olivier Delbard s’intéresse depuis longtemps aux peuples primitifs. Il avait travaillé à l’université sur les Amérindiens avec Kenneth White. Il a gardé en lui, ancré profondément, cette quête, celle des origines et celle du respect de l’environnement qui nous entoure. Ce texte est une invitation au rêve mais pas seulement…

Laura DOMINGUEZ

Laura Dominguez, est une jeune illustratrice, vive comme ses créations.
Elle a déjà illustré La Tendresse de A à Z et Permis de croquer aux éditions de la Renarde Rouge, et deux autres titres jeunesse aux éditions Lelyrion.
Formée à l’École Professionnelle Supérieure d’Arts graphiques et d’Architecture en région parisienne, son travail d’illustration garde la fraîcheur et la douceur de l’enfance.
Elle nous offre avec Grandir un univers qui papillonne en quadrichromie dans les profondeurs de l’être et de ses questionnements.
Elle a choisi l’aile du papillon comme fil rouge pour ce beau texte Grandir, pour apprendre à voler de ses propres ailes.

Site internet : behance.net/lauradomin3dae

Laura présente son travail pour Grandir

Michel DUFOUR

Michel Dufour est né au Creusot. Il se consacre à la peinture plus de cinq décennies. Michel Dufour ne peint pas ce qu’il voit mais ce qu’il ressent. Sa peinture naît des émotions. Les paysages et la nature sont pour lui une source inépuisable d’inspiration, variation autour des quatre éléments : l’eau, l’air, la terre et le feu.
Ses gouaches se marient parfaitement avec la musique de la langue de Jean Libis, comme une forme d’ode à la couleur et au geste.

Louise DUPRÉ

Louise Dupré est une poète, romancière et dramaturge québécoise.

Elle a publié une vingtaine de titres, qui lui ont valu de nombreux prix et distinctions, dont le Grand Prix Québecor du Festival International de la Poésie et le Prix du Gouverneur général du Canada. Parmi ses dernières publications, mentionnons le récit L'album multicolore, paru chez Héliotrope, ainsi que les recueils de poésie Plus haut que les flammes et La main hantée, publiés à Montréal aux Éditions du Noroît et à Paris aux Éditions Bruno Doucey. Professeure à l'Université du Québec à Montréal de 1988 à 2008, elle consacre maintenant son temps à l'écriture. Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec et de l'Ordre du Canada. Elle offre ici, pour notre plus grande joie, un Carnet Ocre, qui a vu le jour pour le Marché de la Poésie 2018, où le Québec est invité d'honneur.

Hervé ESPINOSA

Né en 1966, ayant grandi entre les Landes et les Charentes, Hervé était un passionné de nature et de grands espaces. Après l’océan de ses années d’enfance, c’est, à 16 ans, la découverte de la montagne. Grimpeur, skieur, alpiniste, il ne cessait d’arpenter les sommets, à la recherche de la lumière et de l’émotion justes.

De tous ses voyages et de la fréquentation assidue des chemins, il a rapporté des moissons d’images et de couleurs qui vont nourrir son activité d’aquarelliste. Des glaciers des Alpes aux volcans d’Islande, du bocage bourguignon aux sous-bois du Jura, il s’attachait à retranscrire toutes ces expériences vécues dans des peintures dans lesquelles il associait la minutie de l’observation à l’évidence du geste.

Membre de la Société Française d’Aquarelle et de la Société des Peintres de Montagne, il exposait régulièrement en France et en Suisse. Avec Anne, sa compagne, il avait également développé une activité pédagogique (animation de stages et d’ateliers), et participé à la création de livres d’artistes. Il est mort des suites d’une longue maladie le 1er novembre 2017.

Nathalie GUÉRAUD

Nathalie Guéraud, comédienne, a cheminé par le théâtre, classique, contemporain, le chant… et un jour, la poésie – mais n’était-elle pas déjà bien présente ? – s’est imposée comme une évidence.

Grâce aux rencontres… littéraires bien sûr, les livres sont ses complices... et les rencontres humaines. Ces poètes dont la vie elle-même est poésie… écoute du monde, engagement et liberté d’être soi.

Transformée par leurs écritures diverses, traversée de leurs élans, elle a accroché son petit wagon émerveillé à leur locomotive créative et s’est enthousiasmée à les transmettre. Longtemps passeuse et heureuse de l’être, elle a surpris sa fantaisie jouer de l’encre pour vivre sa propre vie…

Éclat(s)… est sa première empreinte personnelle échappée de ces rencontres.

Anne LE MAÎTRE

Anne est née en 1972, elle a passé toute sa jeunesse entre les vignes du Mâconnais et les forêts de l’Yonne. De cette enfance bourguignonne, elle a gardé le goût des longues marches dans les bois, le sens de l’effort et celui du rythme lent des mots.

Aquarelliste et auteur, randonneuse, voyageuse, elle a publié une quinzaine d’ouvrages qui vont du carnet de voyage à l’essai, et au recueil poétique, dont La Vie en Vert, avec Micha Tauber, aux éditions des Noyers (2017).

Un souci constant : se mettre à l’écoute de l’harmonie du monde. Elle partageait avec Hervé, son compagnon, ce goût de la contemplation, cette recherche du geste juste.

Elle poursuit aujourd’hui son travail d’écriture et de peinture, comme une déclaration d’amour à la vie.

Site internet : alm-bleudeprusse.blogspot.com

Laurence LEYROLLES

Danseuse performeuse, Laurence vit et travaille près de Rodez.

Laurence ici, est présentée par Raphaël Pallix :
Elle est présente. Dans la maison. Nous y vivons depuis près de 10 ans. Nous y creusons nos deux vies.
La domesticité lui en impose. Alors Laurence cherche des espaces ailleurs pour créer des images moins familières.
Elle danse surtout mais écrit ou dessine aussi. Elle cherche dans le geste et la trace une présence.
Tous les lundis soirs durant plus ou moins une année, on a composé à deux des textes et des images qui sont peut-être notre intimité. On avait fait d’autres choses avant. En attendant d’en faire d’autres après.

Jean LIBIS

Jean LIBIS est un écrivain français. Il a toujours vécu dans le département de la Côte d'Or, entre Cirey-lès-Nolay, Dijon et Châtillon-sur-Seine. Il aime viscéralement les paysages de sa région. Après des études de chimie et philosophie à l'Université de Dijon, il a enseigné pendant plus de trente ans. Puis il a repris sa liberté afin de poursuivre ses cheminements d'écriture dans deux directions distinctes : le travail de recherche d’une part, et l'écriture de fiction d’autre part.
Il est fasciné par la peinture et la musique et nous offre ici une méditation métaphysique sur l’automne, celui de la nature, celui de la vie aussi.

Matthieu LOUVRIER

Matthieu Louvrier est artiste-plasticien, peintre et illustrateur. Il vit à Dijon. Des études aux Beaux-Arts, puis au fil du temps une passion qui se précise pour le partage des Arts avec tous, avec toujours l’envie de croire que le Beau peut porter le monde.

Matthieu est aussi amoureux des papiers peints, un romantique pictural, alors, il a choisi ici pour notre plus grand bonheur un chemin original et inédit : celui de travailler sur une base d’un papier ancien pour laisser émerger un univers d’émotions : le sien. Une façon de nous livrer une petite partie de son âme secrète, toujours en quête...

Philippe MATHY

Né en 1956. Il a animé de 1987 à 2005 "Le front aux vitres" (galerie d'art/rencontres poétiques). Rédacteur en chef du Journal des poètes depuis mars 2015. Parmi les ouvrages récents : Le temps qui bat (Le Taillis Pré, 1999, rééd.2016), Une eau simple (id. 2005, rééd.2011), Un automne au creux des bras (L’herbe qui tremble, 2009), Barque à Rome précédé de Le sable et l'olivier, préface de J.M.G. Le Clézio (id., 2011), Sous la robe des saisons (id., 2013), Veilleur d’instants (id., 2017) prix Mallarmé 2017. Il partage aujourd’hui sa vie entre la commune de Brunehaut, en Belgique, et Pouilly-sur-Loire, en Bourgogne nivernaise, tout proche des Îles de la Gargaude.

Raphaël PALLIX

Enseignant en Arts plastiques, Raphaël Pallix vit et travaille près de Rodez.

Ici, il est présenté par Laurence :
« Raphaël est à côté de moi.
Là… Et puis avant.
Depuis pas mal de temps.
Il partage mes jours jaunes, rouges, bleus, gris, et mes blancs, mon quotidien, mes envies. On a lu Nijinsky, dansé Duras ; dans ses tableaux, il a peint des mots.
Elle nous a proposé : « Qui veut écrire ? Dessiner ? »
Pas de place attitrée. Encore, encore croiser, tisser, à quatre mains, venir se bousculer, se chercher, se retrouver.
J’aime dans sa barbe, sous le poil rêche, trouver le doux. »

Geneviève PEIGNÉ

Geneviève Peigné, vit en Bourgogne. Elle a publié, tantôt sous son nom, tantôt sous celui de Geneviève Hélène, aux Éditions Actes Sud / Jacqueline Chambon, Virgile, Les solitaires intempestifs, Le Nouvel Attila, et réalisé des livres d’artistes avec les Éditions de la Goulotte, Catherine Liégeois, Petra Bertram-Farille. Co-organisatrice du festival Samedi poésies dimanche aussi. Voir www.m-e-l.fr/,ec,716.

Erika POVILONYTE

Erika Povilonyté est une jeune plasticienne lituanienne qui vit à Dijon. Noirs est sa première publication.
« Les dessins d’Erika nous transportent dans un univers onirique. Ses personnages étranges, inquiétants, magnifiques, évoluent dans des paysages nocturnes.
On ne sait jamais si l’on se trouve dans un pays merveilleux ou dans un cauchemar sorti de l’enfance.
Son travail contrasté nous plonge dans un état où se mêlent la peur et la fascination, le frisson et la merveille »
souligne Virginie Nugere.

Anne PROCOUDINE-GORSKY

Anne Procoudine-Gorsky a découvert sa vocation pour la peinture dès l’enfance. Elle s’est donc dirigée vers une formation artistique, sa vie s’est enrichie de nombreux voyages et rencontres.

Avec toujours cette évidence de générer par la création un lien privilégié avec l’autre, notamment au travers d’ateliers de pratique artistique, tout en conduisant dans son propre atelier sa démarche personnelle.

Site internet : anneprocoudinegorsky.com

Le projet

Les œuvres sont réalisées sur de vieux draps de coton, avec des pigments, du fusain et des sanguines dans un liant vynil.

Anne a créé les Draps d’étreintes pour le Musée d’Arts Naïfs et Populaires de Noyers-sur-Serein (89310) et invite à cette occasion Philippe à écrire sur l’étreinte, notamment durant la réalisation des œuvres à l’atelier. Lors de l’exposition, un des poèmes était écrit sur les murs, dans les espaces entre les draps.

Pendant la soirée des Agapes, les huit poèmes ont été lus au public.

L’envie de réaliser un ouvrage est né, dans le désir d’offrir un autre format à ce travail croisé.

David ROCHE

David Roche est installé à Paris depuis plus de 15 ans ; il aime croquer les habitants de son quartier, du bassin de la Villette à Belleville, en passant par les Buttes-Chaumont.

Les portraits qu’il présente dans ce recueil témoignent du caractère cosmopolite et coloré de cet univers.

Au détour des rues, la rencontre, la tolérance et l'entraide sont souvent au rendez-vous.

Les illustrations de cet ouvrage font la part belle aux humains. Ceux que l'on nomme les "migrants", sans distinguer les situations et les vécus, en ont inspiré certaines, particulièrement celles des refrains. De simples silhouettes anonymes, et que l'on chercherait à cacher ou faire disparaître, ils gagnent progressivement l'espace commun, celui de notre humanité. Marianne voudrait, l'espace d'un livre, pouvoir réaliser l'utopie de nous rassembler.

Adeline RUEL présente son travail pour Le temps du rêve

Créer : inventer un univers à partir de rien.

Quand Claire m'a proposé de travailler sur un Carnet, j'ai tout de suite été séduite par le concept de création à deux. La rencontre entre deux univers : celui de la représentation graphique et de la représentation écrite.

Pour ce Carnet de Nature, j'ai souhaité représenter l'essence même de la nature. Il me fallait donc retourner aux sources, aux origines. Là où la symbiose entre les hommes et la nature était la plus forte, afin de pouvoir évoquer cette communion, ce respect et admiration envers les forces de la nature et les pouvoirs ancestraux.

Olivier a su parfaitement retranscrire en mots cet énergie que j'essayais de représenter en m'inspirant des diverses figurations des peuples primitifs, des gravures rupestres, aux peintures aborigènes.

Voici Le temps du rêve, le temps des origines, où tout est possible. Car le rêve et la création ne forment qu'un.

Adeline a plus d'une corde à son arc : auteur, illustratrice, blogueuse, directrice artistique...

Retrouvez son travail et ses univers sur : www.lescarnetsdadeline.com

Allan RYAN

Allan Ryan est auteur-compositeur-interprète. Mais l’homme habite en poésie. C’est un passionné sombre et lumineux, un romantique moderne somme toute. Il nous livre ici avec Âme papier une variation à quatre mains, avec sa plume et les pinceaux de Matthieu Louvrier. Dans leur univers, on retrouve le vent vif d’Ouessant où l’inspiration de ce livre a pris naissance. À la fois vive et rocailleuse, comme un paysage intact, à la fois entêtante et précieuse, l’écriture d’Allan nous emmène aux frontières de l’âme, qui cherche son chemin. Virginia Woolf n’est jamais très loin.

Pierre SOLETTI

Pierre SOLETTI est un tricoteur de mots, bidouileur de sons, d'encres diverses (de celles qui s'obstinent longtemps sur les doigts...). Il se produit régulièrement sur scène : lectures publiques ou concerts avec Facteur Zèbre. Il mène de nombreuses actions en faveur de la poésie actuelle et confectionne des livres d'artiste. Ses écrits et écarts graphiques débordent régulièrement des murs des musées nationaux ou de divers lieux, plus ou moins consacrés à l'art. Il illustre parfois ses propres livres qui sont traduits, non pas en justice, mais en arabe, en slovène et en italien, en attendant que d’autres langues veuillent bien se délier. Auteur associé du Centre de Créations pour l'Enfance - Maison de la Poésie de Tinqueux et membre du collectif Ma-Théâ.
Il a fait l'effort de ne pas évoquer une seule fois le mot jaune dans un reccueil qui en est rempli.

Site internet : www.pierresoletti.fr

Dan STEFFAN

Dan Steffan est une plasticienne qui vit et travaille à Colmar.

Ses paysages parlent à notre âme en secret et ses visages portent la vie dans sa beauté et dans sa mélancolie, parfois dans sa tristesse et dans ses explosions de joie aussi.

Dan s’est appropriée le texte Nostalgie avec finesse et subtilité : comment peindre cette Nostalgie ?

Comme un paysage en demi-teinte, comme un linge blanc séchant dans un halo, comme des visages qui s’éloignent mais nous habitent longtemps, toujours et encore ...

C’est à cette promenade poétique, sensuelle, qui résonne en chacun de nous que Dan nous invite ici.

Dan a approché le texte Éclat(s) avec le même enthousiasme qui avait porté notre précédente collaboration pour Nostalgie, paru à l’automne 2017. Elle nous revient ici avec un univers où le corps est parfois fractionné, parfois éclaté mais toujours en vie/envie dans la vivacité et la puissance d’un coquelicot printanier.

Site internet : www.dansteffan.fr

Micha TAUBER

Micha Tauber est une artiste-peintre d’origine néerlandaise, née en 1967. Elle vit en France depuis 1988, et a fait des études en arts appliquées à l'ENSAAMA à Paris. Elle expose son travail dans de nombreuses galeries, salons et expos. Son imaginaire lancé sur le vert nous emmène ici dans des contrées inédites, chatoyantes, où il est question de vie, de civilisation, de mémoire, de nature, de relations humaines. Elle associe volontiers peintures et collages, où les volumes abstraits côtoient des univers concrets, pour nous entrainer dans un univers inspiré du rythme des mots d’Anne Le Maître, créant ensemble pour notre plus grande joie La vie en Vert.

Site internet : www.michatauber.com

Anouk VAN RENTERGHEM

Anouk, jeune artiste bruxelloise talentueuse revenue depuis peu en Bourgogne, nourrit son travail de voyages, de lectures et de longues périodes d’expérimentations artistiques. Passionnée par les textes, elle met sa polyvalence au service de ses émotions pour nous faire partager sa lecture et raconter, à sa façon, d’autres histoires.  Après Novembre, et Au gré du gris des jours, que vous avez découverts à l’Atelier des Noyers, elle propose cette fois un travail au pastel sec pour Carnet Ocre, qui mêle corps et décors, poussières et lumières, voyage et enracinement.

Site internet : avanrenterghem.wordpress.com

Anouk présente son travail pour Novembre